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"infectiologie-afrique.com" est le site de la Société Africaine de Pathologie Infectieuses dédié aux professionnels de la santé et particulièrement aux spécialistes des maladies infectieuses.

La SAPI

La SAPI est une association scientifique créée regroupant tous les praticiens s’intéressant aux Maladies Infectieuses et leurs impacts en Santé.

La SAPI participe à toutes les activités de santé publique auxquelles elle est conviée et  invite toutes les sociétés œuvrant dans le même sens à établir des liens avec elle.

7e Congrès de la SAPI

Le congrès se déroulera sur trois jours du 07 au 09 Novembre 2019  a Bassam (CI)

7e Congrès International de la SAPI

Congrès SAPI 2019 du 07 au 09 Novembre à Bassam (Côte d'Ivoire)

7e Congrès de la SAPI à Bassam

La Société Africaine de Pathologie Infectieuse (SAPI), informe toute la communauté scientifique que les résumés peuvent être soumis par mail à l’adresse suivante :  sapi@infectiologie-afrique.com, selon le chronogramme ci-après :

  • 15 Juillet 2019 : ouverture soumission résumés
  • 15 Septembre 2019 : fin soumission résumés
  • 07 Octobre 2019 : notification résumés retenus

7e Congrès de la SAPI : Sous-Thèmes

- Maladies bactériennes et antibio-résistance

- Paludisme, parasitoses et mycoses tropicales

- Arboviroses et autres viroses émergentes et réémergentes

- Infections et maladies non transmissibles

- Maladies tropicales négligées

- Infection à VIH et infections sexuellement transmissibles

- Hépatites virales

Paludisme grave

Thème : PALUDISME GRAVE
Président de scéance :  Pr Ag Moussa SEYDI
Rapporteur :  Dr Yacouba CISSOKO

I. Résumé des présentations

a) Présentation #1 : SITUATION ACTUELLE DE LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME AU SENEGAL
Pr Sylla THIAM
Compilation de plusieurs données du Programme National de Lutte contre le Paludisme. Dans un contexte de fort engagement politique (RBM, TIME), l’objectif stratégique étant de réduire de 50% la morbi-mortalité du paludisme à travers la stratégie la RAMMP. Les activités portent sur : la lutte antivectorielle avec moustiquaires imprégnées, expansion intradomiciliare d’insecticide, le control biologique des vecteurs; la prévention chez la femme enceinte avec la gratuité de la SP ; les interventions à bases communautaires que sont  les projets ABCD (atteindre les Bénéficiaires Communautaires à travers les Districts) et  PECADOM (Prise En

Charge A Domicile). Les résultats obtenus sont démontrés par la situation épidémiologique comparée entre 2006 et 2009 notamment : la réduction de la morbidité de 32 à 5,6%, de la létalité de 6 à 3,9% ; une augmentation  taux de réalisation des activités de 14 à 90% ; une diminution du nombre de cas de 1,5 à 0,3 millions de 2006à 2008 ; la couverture en moustiquaire imprégnée qui triple entre 2005 et 2008. La baisse de la mortalité infanto juvénile. L’introduction de la PECADOM à fortement contribué à ces résultats dans les régions du centre et du sud peu doté en infrastructure de santé, la région de Dakar et Tambacounda reste moins fourni en MI. Le défi en milieu hospitalier reste la formation, le renforcement diagnostic et le suivi évaluation.
b) Les échanges ont porté sur l’utilisation d’antibiotique chez les sujets TDR-, la pertinence de la PECADOM et sa pérennité, la disparité dans la couverture du territoire en MI, l’explication de la réduction de la mortalité infanto juvénile par la réduction du palu et l’impacte de la pluviométrie abondante cette année sur le paludisme et les mesures prises. Pour les TDR il s’agit de traiter toute autre infection visible avec les antibiotiques appropriés, la PECADOM n’est pas une stratégie à pérenniser mais une solution de substitution en attendant la couverture sanitaire correcte du territoire, la disparité de la couverture en MI entre les régions sert à planifier les prochaines campagnes de distribution.

a) Une série de trois présentations sur le paludisme grave a suivi
Présentation #2 : PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE EN REANIMATION
Pr Bakary DIATTA
Introduite par un rappel sur les définitions du paludisme grave dans le temps (accès pernicieux, OMS 1990, 2000 et réanimation en 2003)  et sur la physiopathologie qui implique une théorie mécanique (obstruction vasculaire), humorale (cytokine) et leur interaction. Les situations qui nécessitent la prise en charge dans un service de réanimation ont été précisées, au-delà de l’état neurologique il s’agit de laS menace des fonctions vitales cardiovasculaires, respiratoire et des troubles métaboliques. Les formes cliniques ont été traitées avec l’accent sur les formes selon l’âge et les formes trompeuses. Le diagnostic avec comme gold standard la GE/FM mais aussi le QCB, les TDR est relativement facile. Le traitement de référence reste la perfusion de Quinine à quantifier en quinine base et à utiliser avec une dose de charge suivi de dose d’entretien puis relais per os dés que possible en respectant la durée totale de 5 à 7 jours et tenant compte de terrains particulier comme les insuffisances rénale, cardiaque ou l’obésité. Il faut aussi traiter les signes de gravité (glucosé hypertonique, ventilation), les comorbidités. Les traitements alternatifs existent (doxycycline, arthemeter) ainsi que des perspectives thérapeutiques (INF, Citicoline). La surveillance (TA, pouls, diurèse) est importante. Le pronostic est amélioré par  l’utilisation de la Procalcitonine.

Présentation #3 : PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE CHEZ LES PERSONNES AGEES
Pr Bernard Marcel DIOP
Les particularités du paludisme grave sont ici la mortalité plus importante, la fréquence des tableaux atypiques et complications. Comme définition de personne âgée, 60-65 ans (âge de la retraite) sera retenue au Sénégal. Il existe à cet âge de nombreuses défaillances d’organe qui rentrent en compte, : cœur (HTA), rein (insuffisance rénale), peau (escarre)… ce sont des terrains de dénutrition, de polypathologie et de polymédication. Les facteurs de mauvais pronostic sont le pouls ≥125, la température élevée et la FR≥30. La prise en charge nécessite alors un interrogatoire minutieux, un examen clinque complet et paraclinique incluant l’exploration des organes potentiellement défaillant. Le traitement reste la quinine mais éviter la dose de charge, inclut les défaillances organiques, les comorbidités et la réhabilitation. La surveillance doit être rigoureuse.les facteurs de mauvais pronostic sont l’autonomie réduite, le mauvais état nutritionnel, les pathologies chronique. Nos contraintes sont les difficultés pour le diagnostic des défaillances.
 
Présentation #4 : PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE DE L’ENFANT
Pr Boubacar CAMARA
Une comparaison entre les données de 1999 et 2007 montre une baisse de l’incidence et de la mortalité du palu grave chez l’enfant. Cliniquement  la différence entre prostration et trouble de la conscience était difficilement  faite, les signes d’anémie et l’hémoglobinurie sont plus fréquents chez les enfants que l’adulte. Les signes biologiques fréquemment retrouvés chez l’enfant sont : la thrombopénie (37%), l’hyperparasitémie (21%), l’anémie (21,6-32,7%) elle est plus importante chez les moins de 5ans. L’hypoglycémie aussi existe et est sous-estimée (0,5-8,7%).  Il y a deux terrains particuliers propres à l’enfant : la malnutrition sévissant dans 27% des cas et donnant un tableau bâtard avec polyinfection et troubles métaboliques ; la drépanocytose dont les crises vasocclusives sont déclenchées par le palu et où les formes anémiques sont de règle. Pour le traitement, pas de dose de charge car les enfants sont plus susceptibles à la quinine, pas de salicylé contre la fièvre (thrombopénie), l’anémie nécessitera une transfusion sécurisée si elle est mal tolérée et ne pas occulter une hypoglycémie qu’il faut traiter avec du glucosé hypertonique (G30, G10).

b) Les échanges ont porté sur:
 la nécessité d’ajouter un bon standard de soins dans la prise en charge
 la perfusion chez les patients diabétiques et l’administration de insulinothérapie d’où il ressort qu’il faudra contrôler la glycémie et décider de l’utilisation de l’insuline IV en cas d’acidocétose ou s/c (plus lent) dans tous les cas il faudra des contrôles répétés de la glycémie.
 La réhydratation des personnes âgée qui doit se faire en fonction des défaillances viscérales, ne pas surcharger les insuffisants cardiaques et rénaux.
 Les indications de la dialyse, elle est fonction de la PVC. Si PVC˂8cmHg remplissage puis furosémide, si PVC˃8cmHg  furosémide. Si pas de réponse au furosémide, on fait la dialyse.
 L’association septicémie-paludisme : elle s’explique par la redistribution du contenu vasculaire vers les organes nobles à cause de l’hypovolémie qui ralenti la perfusion au niveau d’organe septiques comme les intestins avec pullulation de germe et passage dans le sang.

II. Observations de fin de session
Néant.

 

LIRE LE DERNIER BULLETIN EBOLA

L’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest a eu de profondes répercussions sur l’économie, la situation humanitaire, la vie politique et les conditions de sécurité. On sait que 20 500 personnes au moins ont été infectées et qu’environ 8 200 sont mortes. Voyant leur vie et leurs moyens de subsistance bouleversés, les habitants de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone ont demandé au reste du monde de leur venir en aide. On trouvera dans les pages de cette publication le récit de l’intervention mondiale de 2014.

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